Que demandons-nous ?
Que la révision du PLU soit modifiée (avant l’approbation finale) pour classer l’entièreté de la propriété (unité foncière) en Nl (comme le parc Ribot) ou en EVP (Espace Vert Protégé) (voire en EBC (Espace Boisé Classé)) : le premier point pour empêcher son urbanisation et/ou son « grignotage ».
Qu’en sera-t-il par la suite ?
- Que la ZAC, et donc la municipalité avec l’aménageur Domofrance (anciennement Clairsienne), réintègre dans son périmètre le bois pour le préserver en se portant comme maîtrise publique foncière et acquéreur. Si cette intégration n’induit pas une grande modification substantielle du projet global, tout va bien. Si ce n’est pas le cas, il faudra réadapater le dossier de création de ZAC (l’actuel a été approuvé en conseil du 5 avril 2023) pour de nouveau délibérer la mise en jour en conseil municipal.
- Que le département, au regard des pressions urbaines subies, de la qualité écologique et paysagère du site et son potentiel d’ouverture publique, préempte la propriété comme Espace Naturel Sensible (DP ENS).
- Sinon, que la communauté de communes Jalle Eau Bourde acquière la propriété au titre de sa compétence aménagement (protection de l’environnement) ;
- Que le territoire de contractualisation Graves et Landes de Cernès et le CRTE apportent un financement dans l’acquisition de la propriété ;
- En complément, le propriétaire (famille ou collectivité à terme) peut disposer d’une Obligation Réelle Environnementale (ORE), qui est en fait un acte notarié qui permet de poser des prescriptions pour préserver le bois et l’écosystème d’une propriété sur une durée pouvant aller jusqu’à 99 ans (en cas de cession ou non).
Le contre-projet possible :
Il ne faut pas se leurrer. Au regard du contexte géographique et des tensions qu’il y a sur le bois, deux scénarios sont possibles.
- Soit le projet se fait ;
- Soit le bois devient public.
Il y a très peu de chance que le bois reste privé à long-terme, surtout avec la menace pesant. Le seul scénario réaliste que l’on puisse soutenir est son ouverture au public en tant que tel.
Concrètement, on ne peut pas demander à ce qu’il reste privé. Ca c’est la famille propriétaire qui décide. Et nous ne pensons pas que demander à ce qu’il soit mis sous cloche (càd : personne ne peut y accèder) donne beaucoup de suites, du fait de sa localisation notamment.
Pourquoi nous ne pouvons pas demander à ce que le projet soit revue à la baisse ou que les implantations des bâtiments soiend modifiées ?
J’ai tendance à dire que le grignotage amène le grignotage. Je m’explique : construire sur une partie de foncier va juste donner à moyen-terme envie aux promoteurs et aménageurs peu scrupuleux de construire sur les assiettes attenantes car ces derniers considéreront la propriété comme étant faite de « dents creuses », c’est-à-dire des espaces libres interstitiels libres pour de la densification et donc la construction. De la même manière, une moindre construction nouvelle sur ce terrain fera perdre à la propriété son caractère historique et patrimonial (sorte d’airial forestier). Surtout, le bois perdra perdra toute sa valeur pour devenir public et n’aura plus qu’un cheminement boisé au Nord soit rien de propice à l’organisation d’événements et à l’affirmation d’un réel espace de ressourcement ou d’un véritable coeur de biodiversité (les multiples vies que peut avoir un bois sur une journée et selon les saisons). Enfin, y construire un moindre bâtiment à vocation autre que patrimoniale, culturelle ou pédagogique impossibiliserait toute préemption par le département.
En se basant sur l’idée que ce bois devienne donc public, voici une palette d’idées qui peuvent servir comme propositions d’alternatives pour votre participation à l’enquête publique, sur une note un peu plus joyeuse disons 🙂
Grâce à son espace ouvert central, ce bois pourrait accueillir de temps en temps des événements. Il peut être le lieu des marchés (comme le parc Pompidou à Pessac), du vide-grenier de mai, de réunions publiques en extérieur (Saint-Médard), des guinguettes avec tablées (comme au parc Majolan à Blanquefort ou au parc de la mairie de Mérignac) et bien d’autres choses… Avouez que le cadre pour cela serait idéal ? Et oui, c’est sûrement ça le désirable illacais 🙂 Et c’est ça le côté positif d’avoir un espace ouvert au centre du boisement.
La grange, si réhabilitée tout en conservant son architecture extérieure, peut devenir un tiers-lieu (bureaux, salle associative, ateliers, etc.).
Et on pourrait imaginer plein d’autres choses. Bien sûr, il ne faut pas trop en faire car le charme du bois réside dans sa naturalité et sa quiétude !

