En complément des OAP sectorielles (comme celle de l’Avenue de Pierroton), obligatoires pour les zones classées en « à urbaniser » au PLU, la municipalité peut volontairement définir des OAP thématiques. Leur différence est qu’elles ne font pas la monographie de projets portés sur des secteurs précis de la commune mais émettent des recommandations et des intentions générales sur des problématiques urbaines particulières. En l’occurence, le nouveau PLU propose 2 thématiques : une sur les cheminements doux (piétons-cyclables…), l’autre étant sur les corridors écologiques que constituent ce qu’on appelle les trames vertes et bleues (TVB). Étant devenu un classique des OAP thématiques dans les PLU récents, la municipalité vient avec justesse fixer ses ambitions localement au sujet de ces corridors.
Sauf pour un point majeur, vous devinerez lequel…



Les zones foncées rayées, marquées a priori comme « zones d’expansion de la zone urbaine vers la ceinture boisée » sont en fait les OAP (hormis celle de la ZAC Coeur de Bourg) et les zones 2AU (« à urbaniser sur le long-terme ») du zonage du nouveau PLU.
Évidemment, vu que ce document ne se soustrait pas des projets d’urbanisation envisagés, le bois du centre-ville n’est pas considéré comme prennant part à la Trame Verte et Bleue communale… Seule la fine frange boisée au Nord de la propriété suffirait pour assurer un corridor écologique.
On ne peut contredire que ce linéaire joue un rôle dans les continuités écologiques, à la fois faunistiques et floristiques. Mais, en réalité, le bois dans son emsemble joue un rôle encore plus grand dans la dynamique écologique du centre-ville. C’est un bois mixte, lieu de différents biotopes, et composé d’espaces fermés comme ouverts. C’est cette diversité, avec des variations de densité arborée et végétale qui lui doit son caractère remarquable paysagèrement parlant. C’est avant tout cela qui lui donne sa richesse écologique en constituant divers habitats pour des faunes et flores très différentes : un faciès un peu plus landais au sud avec pins maritimes, arboursiers, bruyère, quelques chênes… et une qualité mixte sur le reste de la propriété avec de magnifiques sujets : magnolias, cèdres, sapins, pins parasols, chènes, etc.
Nous pouvons d’ailleurs remarquer de nombreuses espèces animales sur site, dont une bonne partie de protégées par le Code de l’Environnement. Une partie conséquente de « dendromicrohabitats » permettent à ces espèces d’y résider.
Ce n’est sans parler des rôles écologiques qu’ont les arbres et l’écosystème en place, qui seraient complétement rompus si le projet voyait le jour et qui pourraient laisser place à de nombreuses problématiques tierces (ex. les pins maritimes font partie des arbres qui captent le plus d’eau…).
